• Les pas d' un arbre

    Chapitre 1 : Une vie normale

    Bonjour, je m' appelle Jules. Je vis avec mes parents dans mon chez-moi, dans une petite ville à l' abris des regars.

    Ma petite "ville", qui est plutôt un village, il n' y a à l' interieur qu' une seule école et un seul collège, qui n' a évidemment pas très bonne réputation. Un jour, c' était il y a deux ans je crois, j' ai décidé de construire dans l' arbre de mon jardin une cabane, avec mon père. Tout c' est bien passé et à présent j' ai 10 ans, et cette cabane, c' est toujours (et sa le sera encore pour longtemps je crois) mon repère secret. Il n'y a pas grand chose à l' interieur mais ça me rapellera toujours mon père, qui est mort d' une façon inconnue pour moi, car on ne me l' a jamais dit. Comme métier, mon père faisait peintre. Un jour, il a fait une oeuvre extraordinaire et on l' a appellé à Paris, et depuis, on ne l' a plus revu.  Ma mère une fois m' a dit: " Tu sais Jules, moi je crois que ton père est décédé sur l' autoroute.". Mais je sais que c' est faux, je suis sûr qu' elle disait ça pour se dire que au moins, je ne me tracasserai plus sur le sort de mon père mais quand elle me l' a dit, son visage était crispé. Elle mentait. Je le sentais. Elle non plus ne le savait pas, la raison de sa mort, à papa. Mais bon, je ne suis pas resté sur ça et aujourd' hui il est: vendredi 2 juillet 2011. Les vacances et après, ce mauvais collège où il n'y a que des brutes. En pensant à ça je suis allé voir ma mère et lui dire:

    - Je suis obligé d' aller à ce collège ?

    - Je sais, c' est un très mauvais collège mais c' est le seul auquel tu peux aller.

    - Il n'y en n' a vraiment pas d' autre ?

    - Si, mais il est à 12 kilomètres d' ici.

    Je suis sorti de la cuisine en boudant, puis j' ai monté les escaliers et j' ai sauté dans mon lit. Ce collège est vraiment désespérant. Si papa aurait été là, on aurait déjà déménagé. D' un coup, j' ai sauté de mon lit, dévalé les marches de l' escalier, passé entre les meubles du salon, traversé le jardin et je me suis enfin retrouvé devant mon arbre. J' ai grimpé dessus et je me suis allongé sur le matelas déchiré sur le sol. Ce n' était pas très confortable, mais ça allait. Qand je regardais le plafond tout abîmé, je voyais le visage de mon père apparaître en me souriant. "C' est dur la vie..." pensai-je.